Boîte de recyclage pour indignations hebdomadaires
soutient vos commentaires sans les exposer à la profondeur Idéal pour narrateurs nerveux. Peut aggraver votre style avec une élégance toute relative.
Je mets à jour mon flou
En voyant passer sur Facebook ce texte « LES 11 TERRIBLES VÉRITÉS SUR L’ÉDITION DE LIVRES ? » ci-dessous dont je partage l’intégralité des remarques (même s’il faudrait vérifier les chiffres avancés ou du moins les sourcer), je me suis dit que j’avais là la meilleure explication de ma décision d’auto-édition depuis quelques années : le monde de l’édition n’est plus agité que par son propre souci de survie et les autrices et auteurs ne sont que les instruments interchangeables et jetables dans cette situation indépendamment de la moindre considération de talent ou de littérature.
J’y ajoute 4 items non présents, mais du point de vue plus strictement de l’auteur :
1 – Les éditeurs ne vous « suivent » plus/soutiennent plus sauf si vous avez cartonné, et encore… ils « demandent à lire » alors qu’ils savent très bien ce que vous faites depuis des décennies.
2 – Les éditeurs ne donnent plus d’ayant-droits ou une misère et les comptes sont toujours aussi opaques (je parle là des « grands » éditeurs. Il y a d’honnêtes petits, mais « comme les poissons volants », disait Audiard, « ce n’est pas la majorité de l’espèce ».)
3 – Hormis les « petits » éditeurs, les éditeurs ne défendent pas vos livres, qui sont devenus indéfendables dans la masse, car ceux-ci servent à caler des cartons d’une production pléthorique et absurde alimentant une machine infernale, sorte de planche à billet devenue folle.
4 – Mes éditeurs m’ont tous lâché (sauf un, mais qui ne me publie plus car je ne rentre plus dans ses cases) et pourtant j’ai rapporté bien du fric à certains.
Voici le texte (plus bas, longuement sur le mode humoristique mais au fond très sérieux, se trouvent les explications sur pourquoi je m’auto-édite sous le nom des Éditions Le Niveau Baisse… Vous verrez (si vous tenez jusqu’à la fin de ce très long post) :
« LES 11 TERRIBLES VÉRITÉS SUR L’ÉDITION DE LIVRES ? »
(Repris d’un article de Steven Piersanti, rédacteur en chef,
Berrett-Koehler Publishers – 03/2023).
1 – Le nombre de livres publiés chaque année a explosé.
Et voici le chiffre vraiment choquant : le nombre annuel de nouveaux titres publiés chaque année a été multiplié par plus de dix au cours des seize dernières années.
2 – Le marché du livre est devenu sursaturé.
3 – Le marché du livre n’a pratiquement pas progressé au cours des vingt dernières années, malgré l’explosion du nombre de livres publiés.
4 – Les ventes moyennes de livres sont étonnamment faibles et chutent rapidement. La plupart des livres ne se vendent qu’à une douzaine d’exemplaires
5 – Un livre a bien moins de 1 % de chances d’être disponible dans une librairie donnée.
6 – Il devient de plus en plus difficile de vendre de nouveaux titres chaque année. De nombreuses catégories de livres sont entièrement saturées, avec un surplus de livres sur tous les sujets. Faire en sorte qu’un livre se démarque est devenu de plus en plus difficile. Chaque titre est en concurrence avec des millions d’autres titres disponibles à la vente, tandis que d’autres médias accaparent de plus en plus de temps.
7 – La plupart des livres se vendent aujourd’hui uniquement aux communautés d’auteurs et d’éditeurs. Tous les lecteurs potentiels d’un livre connaissent déjà des centaines de livres intéressants et utiles à lire, mais n’ont que peu de temps pour les lire. Les gens ne lisent donc que les livres que leurs communautés considèrent comme importants, voire obligatoires.
8 – Aujourd’hui, la plupart des activités de marketing des livres sont menées par les auteurs, et non par les éditeurs. Ces derniers ont réussi à se maintenir à flot dans ce marché en déclin en transférant de plus en plus de responsabilités marketing aux auteurs, afin de réduire les coûts et de soutenir les ventes. Les éditeurs jouent toujours un rôle important en contribuant au succès des livres artisanaux et en les rendant disponibles dans des centaines ou des milliers de canaux de vente, mais la réussite des livres dans ces canaux dépend principalement de la manière dont les auteurs soutiennent leurs livres.
9 – Aucun autre secteur ne connaît autant de lancements de nouveaux produits.
10 – Le monde de l’édition est en perpétuel changement. Les marges faibles du secteur, la grande complexité du secteur, la concurrence intense, les graves perturbations de la chaîne d’approvisionnement, l’essor des nouvelles technologies et la croissance rapide d’autres médias entraînent des bouleversements constants dans le secteur de la librairie et de l’édition, notamment la fermeture et la vente de nombreuses maisons d’édition.
11 – Le « tout gratuit » ou le « pas cher » : le comportement des personnes a beaucoup évolué avec le développement des vides greniers où les livres sont vendus pour quelques centimes d’euros, de plateformes de ventes de livres d’occasion, le partage gratuit de fichiers .pdf …
Voilà… et donc si je m’auto-édite, c’est tout simplement parce que s’il s’agit aujourd’hui de publier des livres invisibles qui ne rapportent pas un centime et se vendent peu… Eh bien, je peux le faire moi-même.
Mais alors pourquoi mon auto-édition s’appelle-t-elle… ?
Parce que sur les réseaux et surtout sur LinkedIn tout le monde partage ses expériences, et surtout ses réussites professionnelles, je voudrais, avec bienveillance, vous faire part des réflexions qui m’ont amené à choisir pour nom de ma maison d’édition « LE NIVEAU BAISSE », à la suite de l’auto-édition de mes deux derniers ouvrages. Je suis certain, en toute modestie, que cet article façon LinkedIn vous permettra vous-même de performer votre projet.
Les gens me disent « Wouah, t’as un super nom de maison d’édition ! » (enfin : deux personnes m’ont dit ça), « mais comment as-tu fait ? » En fait, j’ai simplement appliqué des principes basés sur des préoccupations actuelles que pourtant chacun connaît. J’ai réfléchi, et aussi j’ai écouté la rue (la rue ne ment pas, on le sait maintenant).
Ces principes sont :
Mon dernier roman « AU LOURD DÉLIRE DES LIANES » est donc frappé du nom de l’éditeur LE NIVEAU BAISSE, voici le décryptage sémiotique du nom. C’est toute une systémique de réflexions que je me permets de vous conseiller si vous le voulez bien, sans vouloir m’immiscer, d’appliquer :
1 – VALORISATION DU LECTORAT (ÊTRE LECTEUR FRIENDLY)
(je fais là appel aux enseignements et applications des neurosciences : « les biais de » (« car hélas il y a des trucs dont on ne peut se passer », me disait encore hier en soupirant un livreur Deliveroo dont la chaîne de vélo venait de dérailler) :
2 – ÉCOLOGIE – RSE
AU BILAN, DERRIÈRE UN SIMPLE NOM D’ÉDITEUR : UNE EXPÉRIENCE SUBLIMÉE POUR LE CONSOLECTACTEUR (ET LA CONSOLECTACTRICE)
Personne n’achète plus de livres pour simplement les lire. Quelle vieille idée de l’ancien monde éditorial rabougri sur ses gloires passées ! Aujourd’hui, c’est une véritablement une expérience que cherche mon consommalectacteur (et ma consommalectactrice). Le nom de l’éditeur LE NIVEAU BAISSE répond donc déjà en soi, on l’a vu, à tous les attendus.
Voilà. J’espère que la démarche que j’ai mise en œuvre et appliquée pourra vous inspirer pour déterminer vous-même le nom de votre projet, quel qu’il soit.
Enfin, j’entends déjà les objections : « D’accord, mais les livres, il y a quoi dedans ? ». Eh bien, cette expérience unique, transcendée, sachez que vous pouvez la vivre vous-même et vous faire votre opinion en toute liberté, et ce, sans que j’insiste pour que vous en disiez du bien (c’est un autre de mes engagements : ne pas forcer le consolectacteur (ou la consolectactrice) à avoir le même excellent avis que moi).
Un roman « AU LOURD DÉLIRE DES LIANES » sous l’égide de « LE NIVEAU BAISSE » est en vente directe ici. N’hésitez plus : https://tribu-macroqa.francis-mizio.net/tribu-macroqa/acheter-le-roman/
> Un ouvrage satirique sous l’égide de « LE NIVEAU BAISSE », parodie jusque dans sa forme d’une monographie de boutique de musée, biographie d’une artiste conceptuelle fictive, à la fois satire, roman humoristique, parodie détaillée de catalogue / ouvrage de musée et guide « l’art conceptuel pour les nuls ». N’hésitez plus : https://francis-mizio.net/index.php/2024/11/07/etes-vous-proprietaire-dune-table-basse/
> Un autre roman « Ces mots dit volatils », satire du journalisme putaclic et long cri de douleur sur la dévitalisation des mots eux-mêmes.
Sinon, « Le Niveau baisse » à la suite de demandes, va devenir une sorte de label et va donc « labelliditer » dans les mois prochains un recueil de chroniques d’un auteur, et un roman d’une autrice.
soutient vos commentaires sans les exposer à la profondeur Idéal pour narrateurs nerveux. Peut aggraver votre style avec une élégance toute relative.
Je mets à jour mon flouapporte une finition propre aux séances partiellement abouties Idéal pour personnes suréquipées en doutes. Peut aggraver votre style avec une élégance toute relative.
Je consens au contraire