Le slop, le flip : comment la force brute du contenu IA écroule les réseaux et notre réalité

C’est le long article (en anglais sur 404 média mais débrouillez-vous au besoin pour le traduire) qu’il faut avoir absolument lu ces temps-ci : comment les réseaux sociaux algorithmés sont en train de s’autodétruire avec du contenu IA sorti en quantité massive pour trois fois rien, extrêmement rapidement, de façon ultra ciblée pour plaire aux algos, sans aucun souci de qualité, écrasant les audiences des productions professionnelles et donc coûteuses, et touchant des millions de personnes perdant pied avec la réalité. C’est juste… vertigineux.

« Le contenu créé par l’homme est presque entièrement noyé par le contenu généré par l’IA en raison de sa quantité. Outre la quantité de contenu généré par l’IA, qui peut facilement être adapté à ce qui se passe sur une plateforme à un moment donné, on assiste à un effondrement quasi total de l’écosystème informationnel et donc de la « réalité » en ligne. Je ne vois presque plus rien de réel sur mes Reels Instagram et, comme je l’ai souvent signalé, de nombreux utilisateurs semblent avoir complètement perdu la capacité de distinguer le vrai du faux, ou ne s’en soucient tout simplement plus. »

Avec quelques bémols persos toutefois à la suite de l’enquête de 404 media :
1 – si les réseaux algorithmés s’écroulent parce qu’ils seront trop envahis de merde clonée/déclinée à l’infini, eh bien tant mieux.
2 – Et si les gens désirent du réel, ils iront ailleurs… Il ne faut jamais désespérer du public qui pourra se lasser de traîner sur ce qui sera devenu exclusivement des canaux de contenus IA commentés par des gens dégoûtés ou des bots pour faire de l’audience et du fric.
3 – Vu l’accélération de l’enshitification par IA, il faut s’attendre à une montée en escalade des contenus concurrents. Normalement, ça ne devrait pas tarder à déraper…

Quoiqu’il en soit, je pense que c’est le moment de revenir aux blogs, plus que jamais d’aller sur des réseaux non algorithmés, le « web social » (Medium, Tumblr, Substack…) ou peut-être sur nouveaux réseaux de publication repensés comme (ce qu’annonce en tout cas) Ghost).
> ici, donc, l’enquête de 404 media