« Ces mots dits volatils », mon dernier roman, vient de paraître

Mon dernier roman Ces mots dits volatils a paru !

Envoyé chez les éditeurs il y a quelques mois sous le titre peu glamour, il est vrai de Les Glossolytes, et refusé environ une vingtaine de fois (sans doute l’auteur qui est has been, le sujet qui est zarb et peu vendeur, du moins pas très grand public — et puis je me suis aperçu avec horreur au bout de 3 mois que je leur avais envoyé par mail un fichier non corrigé — acte manqué ?), il est désormais auto-édité chez cette excellente maison qu’est Le Niveau Baisse.
250 p. format 13×20. En outre, un site web le complète, l’Ultimate Small Talk Database, consacré au small talk de compétition.
Il coûte 20€. On peut l’acquérir (avec dédicace sur demande) en m’écrivant ici pour
envoi de RIB, par Paypal (laissez-votre adresse postale !) ou directement chez Amazon (Livraison gratuite possible en points de retrait éligibles, à sélectionner lors du paiement). (Amazon ? Oui, je sais, mais je peux aussi vous expliquer pourquoi Amazon).

(On peut aussi faire tourner cette annonce car ce livre étant non distribué en librairie, il risque fort de passer [encore plus que d’ordinaire] inaperçu. Merci infiniment)

(Non, je ne crie pas, j’écris juste en gros)


PRÉSENTATION / SYNOPSIS : Ces mots dits volatils, Éditions Le Niveau Baisse – 2027) 
Ladislas Krobka, journaliste pigiste, mène une existence précaire, jonglant entre les articles soporifiques ou «putaclics» et ses clients mauvais payeurs. Confronté à la concurrence de l’IA et à la fatigue informationnelle ambiante, son cerveau est saturé par la logorrhée médiatique et les angoisses existentielles. Sa survie tient à un fil – ou plutôt, à un chèque conséquent.
Le salut arrive sous les traits de Tom Parker, un agent autoproclamé qui lui propose une avance substantielle pour une mission urgente : écrire la biographie de Robert « Bob Bavasse » Bonnet, le français champion du monde incontesté du small talk, cette conversation anodine et légère, forme suprême du « discours refuge » qui passionne le public cherchant à échapper au chaos médiatique et sémantique. Des championnats internationaux sont organisés autour de cette discipline de l’ennui, où concourent des « teneurs de crachoir » pour l’obtention du convoité Crachoir d’Or. Mais pour Ladislas, le small talk est la quintessence du processus de dissolution du langage et du sens. En acceptant cette commande, il vend son âme à l’insipide ultime pour régler son loyer.
Tiraillé entre son éthique professionnelle éteinte et le vertige métaphysique que lui inspire le phénomène, Ladislas doit se préparer à rencontrer le champion. Mais il est hanté par une angoisse : et si ce « King du small talk » n’était pas seulement la solution à ses problèmes financiers, mais le fossoyeur de la parole elle-même ?
Ces mots dits volatils est une satire du « réel post-vérité » de notre société saturée, où l’art de parler pour ne rien dire est devenu un sport de compétition.
Bienvenue dans l’ère des post-mots.

Avec une préface enthousiaste de M. ChatGPT.

Ces Mots dits volatils est une satire littéraire explorant la dévitalisation du langage dans notre société contemporaine. L’auteur dénonce l’infobésité, l’omniprésence de l’intelligence artificielle et la perte de sens des mots, transformés en une « pâte neutre » par les professionnels de la communication. Après ce livre, ils ne s’en remettront pas. Le terme « glossolyte » créé pour l’occasion désigne ainsi ceux qui participent à cette dissolution sémantique par nécessité ou par cynisme. Pour eux, cette parution augure que plus rien ne sera désormais pareil. L’ouvrage alterne entre narration romanesque et analyses pseudo-linguistiques, illustrant un monde saturé de discours vides servant de refuge face à la complexité du réel. Cette œuvre souligne l’épuisement d’une culture où la forme superficielle prime désormais sur la profondeur du message. C’est un cri d’alarme tiré de sonnette d’alerte poussée.

C’est pour qui ? (Vu le sujet, il vaut mieux prévenir) : c’est un roman pour amuser ou exaspérer les  lectrices et lecteurs cultivés, notamment professionnels ou proches des métiers de la communication et du texte, qui aiment qu’on leur donne à la fois des clés théoriques (carrément) et une boîte d’outils satirique, capables de naviguer entre roman, pamphlet et mémento de terrain. (Vous devez être une dizaine, je pense).

 

(La quatrième de couverture définitive un comporte bien code-barre et un ISBN, je vous rassure. Je vous sentais, inquièt-e, là. Tout va bien.)