4 186 570 vues en 2 jours, ce 1er février à 9h45 : Le Boss a dégainé et réussi son coup en sortant sa chanson politique contre ICE, la milice fasciste trumpienne. L’excellente newsletter Côte à côte d’Axel Monnier et de Jacky Goldberg, deux journalistes français présents sur le territoire états-unien depuis des années, raconte entre autres :
Vendredi 30 janvier, à Minneapolis, le chanteur est apparu sans préavis lors d’un concert de solidarité organisé par Tom Morello, guitariste de Rage Against the Machine. Lors de cet événement, dont les recettes ont été reversées aux familles de Good et de Pretti, il a interprété Streets of Minneapolis devant une foule en transe, qui est sortie manifester immédiatement après. La sortie de Streets of Minneapolis s’inscrit aussi dans un phénomène plus large : après une année marquée par un silence de la plupart des artistes américains — et dans un contexte général où les protest songs se font de plus en plus rares —, plusieurs d’entre eux ont commencé à reprendre la plume pour dénoncer le régime trumpiste.
(pour les plus fameux, notamment : Billie Eilish, Olivia Rodrigo, Bad Bunny…)
(Un plan rapide du clip à 1 min. 49 fait apparaître Gregory Bovino, le responsable d’ICE récemment remplacé, et qui affiche la gueule et le regard d’un Bruce Willis… devenu terrifiant).
Les paroles traduites en français :
L’armée privée du roi Trump venant du DHS Des armes attachées à leurs manteaux Sont venus à Minneapolis pour faire respecter la loi Ou du moins, c’est ce qu’ils prétendent
Face à la fumée et aux balles en caoutchouc Dans la lumière naissante de l’aube Les citoyens se sont levés pour la justice Leurs voix résonnant dans la nuit Et il y avait des empreintes de pas sanglantes Là où la miséricorde aurait dû se tenir Et deux morts, laissés pour morts dans les rues enneigées Alex Pretti et Renee Good
Oh, notre Minneapolis, j’entends ta voix Chantant à travers le brouillard sanglant Nous prendrons position pour cette terre Et l’étranger parmi nous Ici, dans notre maison, ils ont tué et erré Dans l’hiver de ’26 Nous nous souviendrons des noms de ceux qui sont morts Dans les rues de Minneapolis
Les brutes fédérales de Trump ont tabassé Son visage et sa poitrine Puis nous avons entendu les coups de feu Et Alex Pretti gisait mort dans la neige Ils prétendaient agir en légitime défense, monsieur Ne croyez simplement pas vos yeux C’est notre sang et nos os Et ces sifflets et téléphones Contre les sales mensonges de Miller et Noem
Oh, notre Minneapolis, j’entends ta voix Pleurant à travers le brouillard sanglant Nous nous souviendrons des noms de ceux qui sont morts Dans les rues de Minneapolis
Maintenant, ils disent qu’ils sont là pour faire respecter la loi Mais ils piétinent nos droits Si votre peau est noire ou brune, mon ami Vous pouvez être interrogé ou expulsé à vue Dans nos chants de « ICE dehors maintenant » Le cœur et l’âme de notre ville persistent À travers le verre brisé et les larmes sanglantes Dans les rues de Minneapolis
Oh, notre Minneapolis, j’entends ta voix Chantant à travers le brouillard sanglant Ici, dans notre maison, ils ont tué et erré Dans l’hiver de ’26 Nous prendrons position pour cette terre Et l’étranger parmi nous Nous nous souviendrons des noms de ceux qui sont morts Dans les rues de Minneapolis Nous nous souviendrons des noms de ceux qui sont morts Dans les rues de Minneapolis
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