{"id":21300,"date":"2026-02-03T10:00:31","date_gmt":"2026-02-03T09:00:31","guid":{"rendered":"https:\/\/francis-mizio.net\/?p=21300"},"modified":"2026-04-11T10:57:06","modified_gmt":"2026-04-11T08:57:06","slug":"metiers-inconnus-occupeurs-de-vos-oignons-roscoff","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/2026\/02\/03\/metiers-inconnus-occupeurs-de-vos-oignons-roscoff\/","title":{"rendered":"[M\u00e9tiers inconnus] Occupeurs de vos oignons (Roscoff)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>[Chronique parue dans le d\u00e9funt (et regrett\u00e9) web magazine Terri(s)toires le 16 avril 2014. Pour obtenir le recueil imprim\u00e9 auto\u00e9dit\u00e9 (14 m\u00e9tiers inconnus),<a href=\"mailto:francismizio@wanadoo.fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> \u00e9crivez-moi,<\/a> il m&rsquo;en reste une vingtaine (gratuit et d\u00e9dicac\u00e9 contre 5 \u20ac de frais d&rsquo;envoi).].<strong> Cette chronique est la derni\u00e8re du recueil, et la derni\u00e8re, donc, archiv\u00e9e ici.<\/strong><br \/>\n<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Occupeurs de vos oignons (Roscoff)<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Les \u00ab Johnnies \u00bb, milliers de vendeurs d\u2019oignons ros\u00e9s issus de Roscoff et sa r\u00e9gion, firent commerce de leur production par colportage durant presque deux si\u00e8cles \u00e0 compter de 1828, en s\u2019expatriant presque huit mois de l\u2019ann\u00e9e sur toute la Grande-Bretagne. Ils sont rest\u00e9s fameux pour leur courage, leur organisation, leur ouverture sur le monde, sinon leur humour face \u00e0 leur vie difficile. Ce que l\u2019histoire n\u2019a toutefois pas retenu, c\u2019est le m\u00e9tier parall\u00e8le que l\u2019absence de ces hommes a failli engendrer \u00e0 Roscoff en 1923 : celui \u00ab d\u2019occupeur de vos oignons \u00bb, disparu t\u00f4t \u00e0 la suite d\u2019une r\u00e9volte f\u00e9minine locale \u00e0 la hauteur du caract\u00e8re des Bretonnes.<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n\u2019y eut pas que les \u00e9pouses de marins bretons qui furent contraintes d\u2019attendre leurs hommes une bonne partie de leur existence\u00a0: les femmes de marchands d\u2019oignons ros\u00e9s roscovites qui s\u2019expatriaient en Grande-Bretagne avaient pour t\u00e2che harassante, quasiment les trois quarts de l\u2019ann\u00e9e, de tenir seules les exploitations, tout en assurant l\u2019\u00e9ducation des enfants. <em>\u00ab Elles assuraient la r\u00e9colte d\u2019oignons d\u2019ao\u00fbt. En septembre, elles faisaient s\u00e9cher au soleil et au vent la graine, puis elles effectuaient les achats d\u2019oignons pour un deuxi\u00e8me ou troisi\u00e8me chargement. En avril, c\u2019\u00e9tait aussi des escouades de femmes qui \u00ab repiquaient \u00bb les oignons dans les fermes :<\/em> \u00ab ar piketerezed \u00bb<em>. Et, apr\u00e8s la r\u00e9colte d\u2019ao\u00fbt, les enfants avaient pour t\u00e2che de glaner les petits oignons pour que leurs m\u00e8res en fassent des <\/em>\u00ab piglens \u00bb<em>, adaptation roscovite des <\/em>\u00ab pickles \u00bb<em>, condiments au vinaigre des Anglais \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quoique la soci\u00e9t\u00e9 paysanne roscovite offr\u00eet officiellement reconnaissance, \u00e9galit\u00e9 et autonomie aux femmes dont on saluait le courage et les m\u00e9rites, la majorit\u00e9 des Johnnies n\u2019avait jamais vu d\u2019un bon \u0153il le fait de laisser les \u00e9pouses seules \u00e0 la maison. Secr\u00e8tement, ils soup\u00e7onnaient qu\u2019elles puissent d\u00e9gager un petit peu de temps, entre les lever et coucher du soleil, pour se reposer au lieu de trimer, ou au pire, c\u00e9der \u00e0 des fautes inavouables \u2013 parce qu\u2019\u00e0 brasser de l\u2019oignon toute l\u2019ann\u00e9e, l\u00e9gume aux vertus aphrodisiaques, <em>\u00ab\u00a0il ne faut pas nous en conter, tout de m\u00eame\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Un terrible non-dit masculin<\/strong><br \/>\nLourde \u00e9tait donc la peine du Johnnie, \u00e0 la veille de partir toutes voiles d\u00e9ploy\u00e9es et cales bourr\u00e9es vers la Grande-Bretagne, car il ne savait jamais s\u2019il ne risquait pas de trouver \u00e0 son retour une maison en\u00a0<em>distribil<\/em>\u00a0(sens dessus dessous) ou un larron entre ses draps. Et pas moyen de joindre le foyer\u00a0: les gars, une fois leur tourn\u00e9e \u00e0 pied \u2013 puis plus tard \u00e0 v\u00e9lo \u2013 achev\u00e9e, passaient des soir\u00e9es dans les pubs britanniques \u00e0 boire pour s\u2019\u00e9tourdir, ressassant sans cesse entre eux l\u2019impossibilit\u00e9 de joindre leurs \u00e9pouses \u00e0 cause de la raret\u00e9 des postes t\u00e9l\u00e9phoniques, \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u2013 soit comme ils le d\u00e9ploraient dans leur jargon, le d\u00e9faut de pouvoir <em>\u00ab\u00a0s\u2019appeler l\u2019oignon\u00a0\u00bb.<br \/>\n<\/em><br \/>\nCette angoisse sourde et r\u00e9currente, ajout\u00e9e \u00e0 la duret\u00e9 de la t\u00e2che du Johnnie, dura presque un si\u00e8cle. Toutefois, \u00e0 l\u2019apog\u00e9e de la vente d\u2019oignons ros\u00e9s (de 1920 \u00e0 1929), lorsque ce commerce devint presque enrichissant au point que les anciens laboureurs purent acheter leur maison ou acqu\u00e9rir des terres suppl\u00e9mentaires, voire employer davantage de journaliers, un homme jug\u00e9 comme providentiel, Sekondel Paolenan, leur proposa une solution. Ce personnage bigot et obs\u00e9d\u00e9 par le p\u00e9ch\u00e9, afflig\u00e9 d\u2019une maladie osseuse qui n\u2019avait pu lui faire endosser le m\u00e9tier de Johnnie, avait une id\u00e9e simple\u00a0: faire surveiller les femmes et les \u00e9tablissements par ceux qui, ne pouvant partir en campagne de vente, restaient d\u00e9s\u0153uvr\u00e9s ou victime du ch\u00f4mage alors localement end\u00e9mique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab\u00a0Je vais m\u2019occuper de vos oignons\u00a0\u00bb<\/strong><br \/>\n\u00c0 l\u2019instar du jeune Henri Ollivier, qui en 1828 eut le premier l\u2019id\u00e9e d\u2019aller vendre ses oignons en Angleterre, c\u2019est donc Sekondel Paolenan qui cr\u00e9e le ph\u00e9nom\u00e8ne professionnel parall\u00e8le \u00e0 celui des Johnnies\u00a0: celui des <em>\u00ab\u00a0occupeurs de vos oignons\u00a0\u00bb<\/em>. Un matin de juin 1923, Paolenan propose au\u00a0<em>master<\/em>\u00a0(chef), aux botteleurs, emballeurs et vendeurs, membres d\u2019une importante compagnie de Johnnies qui s\u2019appr\u00eataient au d\u00e9part, de faire surveiller leurs femmes et exploitations durant leur absence. Sa proposition est rassurante :<em> \u00ab\u00a0je vous promets d\u2019embaucher les hommes les plus laids, les plus tordus, les plus ob\u00e9issants ou les plus b\u00eates, pour qu\u2019ils s\u2019occupent avec le plus grand d\u00e9vouement de vos oignons\u2026\u00a0\u00bb.<\/em>\u00a0Habile, Paolenan n\u2019aborda jamais le probl\u00e8me des femmes laiss\u00e9es seules, mais il fut entendu\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Quand il nous a expliqu\u00e9 qu\u2019il fallait que tout soit\u00a0\u00ab\u00a0bien tenu\u00a0\u00bb\u00a0durant notre absence, on s\u2019est entre-regard\u00e9s. On a bien compris ce qu\u2019il insinuait. Mais qui aurait franchement abord\u00e9 le probl\u00e8me\u00a0? On n\u2019allait pas reconna\u00eetre devant les camarades qu\u2019on craignait d\u2019\u00eatre tous cocus, ou du moins qu\u2019on ne faisait pas compl\u00e8tement confiance \u00e0 la m\u00e8re de nos enfants\u2026\u00a0\u00bb<\/em>, t\u00e9moigna alors un botteleur sous couvert de l\u2019anonymat \u00e0\u00a0<em>Ouest-\u00c9clair.<br \/>\n<\/em><br \/>\nL\u2019id\u00e9e s\u00e9duit donc illico : en une journ\u00e9e l\u2019innovation fait le tour des Johnnies, et des dizaines d\u2019entre eux, sur le d\u00e9part, se pressent chez lui. La semaine suivante, tandis que les compagnies ont pris la mer pour la Grande-Bretagne, Sekondel Paolenan recrute un premier contingent de pr\u00e8s de 200 \u00ab occupeurs \u00bb dont il a touch\u00e9 d\u2019avance la moiti\u00e9 du salaire. Recrut\u00e9es dans des hospices pour \u00ab gueules cass\u00e9es \u00bb de la guerre de 14-18, dans des foyers pour adultes attard\u00e9s ou aupr\u00e8s de certaines lign\u00e9es familiales connues pour leur consanguinit\u00e9 imbib\u00e9e \u00e0 la bi\u00e8re maison depuis des lustres, les \u00e9quipes d\u2019 \u00ab occupeurs \u00bb sont rapidement constitu\u00e9es et inform\u00e9es pr\u00e9cis\u00e9ment de leur t\u00e2che : surveiller jour et nuit la ferme, ne pas l\u00e2cher d\u2019une semelle la fermi\u00e8re \u2013 mais jamais \u00e0 moins de trois m\u00e8tres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00c9chauffour\u00e9es dans les fermes<\/strong><br \/>\nL\u2019arriv\u00e9e et la r\u00e9partition de ce qu\u2019un journaliste appela <em>\u00ab\u00a0une v\u00e9ritable cour des miracles\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0dans Roscoff et sa r\u00e9gion cr\u00e9e un incroyable choc dans les foyers matriarcaux. Les \u00e9pouses se divisent en deux camps\u00a0: celles, majoritaires, que la d\u00e9cision de leurs hommes r\u00e9volte, et qui ne voient pas pourquoi elles seraient soumises \u00e0 tant de soup\u00e7ons sur leurs vertu et honn\u00eatet\u00e9, sinon \u00e0 tant d\u2019humiliation\u00a0; face \u00e0 elles, celles qui acceptent cette \u00e9trange surveillance\u2026 de crainte qu\u2019on ne pense qu\u2019elles avaient quelque chose \u00e0 cacher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du c\u00f4t\u00e9 des \u00ab\u00a0refuseuses\u00a0\u00bb, c\u2019est une v\u00e9ritable guerre de tranch\u00e9e. Des incidents \u00e9clatent\u00a0\u00e0 Roscoff, mais aussi \u00e0 Santec, \u00e0 Saint-Pol, \u00e0 Cl\u00e9der\u2026 Nombreux sont les \u00ab\u00a0occupeurs\u00a0\u00bb accueillis \u00e0 coups de fourche-b\u00eache, sous des jets d\u2019ustensiles de cuisine ou d\u2019oignons impropres \u00e0 la consommation, accabl\u00e9s d\u2019injures plus sal\u00e9es que le beurre breton\u00a0: injures qu\u2019on n\u2019imaginait m\u00eame pas \u00eatre \u00e0 la connaissance des dignes \u00e9pouses roscovites\u00a0! D\u00e8s les premiers jours, Paolenan d\u00e9plore nombre de bless\u00e9s parmi ses troupes, sinon autant de d\u00e9missionnaires ou de fuyards. \u00c0 Plougoulm, un \u00ab\u00a0occupeur\u00a0\u00bb est ligot\u00e9 s\u00e9v\u00e8rement avec du lien \u00e0 bottes d\u2019oignons <em>\u00ab\u00a0pour qu\u2019il en devienne ros\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0et enferm\u00e9 dans le hangar \u00e0 clayettes <em>\u00ab\u00a0pour qu\u2019il y s\u00e8che\u00a0\u00bb<\/em>. \u00c0 Sibiril, les gendarmes interviennent \u00e0 temps avant qu\u2019une \u00e9pouse en fureur ne <em>\u00ab\u00a0coupe les pilgens\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0\u00e0 un employ\u00e9 de Paolenan. Certains \u00ab\u00a0occupeurs\u00a0\u00bb, anciens de la Grande Guerre d\u00e9missionnent, <em>\u00ab\u00a0ne voulant pas devoir assi\u00e9ger les fermes, ou conna\u00eetre un nouveau Chemin des Dames\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0car <em>\u00ab\u00a0la Bretonne est plus teigneuse que le Boche\u00a0!\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em><br \/>\nDu c\u00f4t\u00e9 des \u00e9pouses qui, bonnes filles, ont accept\u00e9 l\u2019arriv\u00e9e de leur \u00ab occupeur \u00bb, cela se d\u00e9roule bien\u2026 mais seulement durant quelques jours. Rapidement, les \u00e9pouses, pourtant de bonne volont\u00e9, craquent, et les plaintes abondent aupr\u00e8s des institutions : <em>\u00ab J\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir un korrigan qui me suit en permanence. Il est toujours derri\u00e8re moi, les bras crois\u00e9s, l\u2019\u0153il torve. \u00c7a me rend folle. J\u2019en fais des cauchemars \u00bb<\/em>\u00a0,\u00a0confie une Roscovite au maire qui ne sait encore trop quelle d\u00e9cision prendre, tandis qu\u2019une autre raconte qu\u2019elle a\u00a0<em>\u00ab\u00a0l\u2019impression d\u2019avoir attrap\u00e9 comme une sale maladie dans le dos. Une sorte de chancre \u00e0 pattes, mais qui se tient \u00e0 trois m\u00e8tres, qui grogne, sans oublier ce qu\u2019il d\u00e9gage, car il est si pingre qu\u2019il ne se nourrit que de mes fanes d\u2019oignons\u00a0\u00bb.<br \/>\n<\/em><br \/>\nIl faut trois semaines \u00e0 peine pour que se d\u00e9lite totalement l\u2019entreprise de Sekondel Paolenan\u00a0: soit par incapacit\u00e9 de travail de ses \u00ab\u00a0occupeurs\u00a0\u00bb bless\u00e9s, soit \u00e0 cause de leur d\u00e9fection. Le coup d\u2019arr\u00eat d\u00e9finitif vient d\u2019une salve d\u2019arr\u00eat\u00e9s municipaux qui <em>\u00ab\u00a0interdisent l\u2019exercice de la profession d\u2019\u00a0\u00bboccupeurs de vos oignons\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0au titre de <em>\u00ab\u00a0de la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, comme de la dignit\u00e9 et de l\u2019honneur bafou\u00e9s de la femme bretonne dont la\u00a0vertu et\u00a0la\u00a0morale ne sont pas \u00e0 remettre en cause\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Johnnies, eux, n\u2019apprirent les incidents qu\u2019\u00e0 leur retour, d\u00e9but 1924. On raconte encore qu\u2019ils furent, cette ann\u00e9e-l\u00e0, accueillis fra\u00eechement par leurs \u00e9pouses\u2026 et trait\u00e9s aux petits oignons.<\/p>\n<p><strong>Les preuves irr\u00e9futables\u00a0:<\/strong><br \/>\n&gt; <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Johnnies\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La fiche Wikip\u00e9dia sur les Johnnies.<\/a><br \/>\n&gt; <a href=\"https:\/\/www.roscoff-tourisme.com\/fr\/a-voir-a-faire\/visites-et-decouvertes\/a-visiter\/la-maison-des-johnnies\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La maison des Johnnies sur le site de l&rsquo;office de tourisme de Roscoff.<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[Chronique parue dans le d\u00e9funt (et regrett\u00e9) web magazine Terri(s)toires le 16 avril 2014. Pour obtenir le recueil imprim\u00e9 auto\u00e9dit\u00e9 (14 m\u00e9tiers inconnus), \u00e9crivez-moi, il m&rsquo;en reste une vingtaine (gratuit et d\u00e9dicac\u00e9 contre 5 \u20ac de frais d&rsquo;envoi).]. Cette chronique est la derni\u00e8re du recueil, et la derni\u00e8re, donc, archiv\u00e9e ici. Occupeurs de vos oignons<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":21302,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[5,28],"tags":[],"fm_constellation":[141,143,140],"class_list":["post-21300","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-news","category-vieux-textes"],"acf":[],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/piaille.fr\/@francismizio\/116005878889716697","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21300","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21300"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21300\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21303,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21300\/revisions\/21303"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21302"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21300"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21300"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21300"},{"taxonomy":"fm_constellation","embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/fm_constellation?post=21300"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}