{"id":2401,"date":"2025-01-06T20:03:19","date_gmt":"2025-01-06T19:03:19","guid":{"rendered":"https:\/\/francis-mizio.net\/?p=2401"},"modified":"2026-04-11T10:50:17","modified_gmt":"2026-04-11T08:50:17","slug":"vieillerie-recommandee-la-chasse-au-lezard-de-william-boyd","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/2025\/01\/06\/vieillerie-recommandee-la-chasse-au-lezard-de-william-boyd\/","title":{"rendered":"[Reco livre] \u00ab\u00a0La chasse au l\u00e9zard\u00a0\u00bb, de William Boyd"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2403\" src=\"https:\/\/francis-mizio.net\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/La-Chae-au-lezard-649453268-181x300.jpg\" alt=\"\" width=\"181\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/francis-mizio.net\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/La-Chae-au-lezard-649453268-181x300.jpg 181w, https:\/\/francis-mizio.net\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/La-Chae-au-lezard-649453268.jpg 205w\" sizes=\"auto, (max-width: 181px) 100vw, 181px\" \/>Il y avait quelques ann\u00e9es que je n&rsquo;avais pas lu de nouvelles (outre celles des participant-e-s \u00e0 mon <a href=\"https:\/\/ecrire-en-ligne.net\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">atelier d&rsquo;\u00e9criture en ligne<\/a> ; atelier que j&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs mis en pause depuis le printemps dernier) et ce livre m&rsquo;a r\u00e9ellement fait du bien. En fouinant ces jours-ci dans ma biblioth\u00e8que, j&rsquo;ai en effet retrouv\u00e9 ce recueil non lu de William Boyd \u2014 une vieillerie de 1990, mais on le trouve toujours en poche\u00a0 \u2014 un auteur que j&rsquo;aime beaucoup pour avoir go\u00fbt\u00e9 par le pass\u00e9 nombre de ses premiers romans, dont le d\u00e9sopilant<em> Un anglais sous les tropiques, <\/em>le suivant <em>Comme neige au soleil,<\/em>\u00a0le magistral <em>Les Nouvelles confessions,<\/em> puis quelques autres ensuite (*). Cet auteur (et producteur de vin qui proposait un p\u00e9charmant de folie, d\u00e9couvert quand je demeurais \u00e0 Bergerac dans les ann\u00e9es 90\/2000) a d\u00e9cid\u00e9ment un talent immense.<br \/>\nJ&rsquo;ai replong\u00e9 dans tout ce que j&rsquo;aime de la nouvelle anglo-saxonne aux antipodes de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise si souvent \u00e9gotiste nombriliste chouiniste petite bourgeoise pr\u00e9tentieusement arty alambiqu\u00e9e, sinon carr\u00e9ment gazeuse : une litt\u00e9rature chez Boyd constitu\u00e9e de v\u00e9ritables tranches ou moment de vies tr\u00e8s diverses et document\u00e9es, de vrais personnages, d&rsquo;impeccables histoires en fractales \u2014 en auto-similarit\u00e9 dit-on \u2014 de l&rsquo;existence, et un art particulier de la \u00ab\u00a0chute-non-chute\u00a0\u00bb qui fait sens ou vertige. Voil\u00e0 qui me donne envie de me mettre \u00e0 jour de tous les ouvrages manqu\u00e9s de ce Boyd que je n&rsquo;aurais jamais d\u00fb d\u00e9laisser. Le recueil<em> La chasse au l\u00e9zard<\/em> est en effet une bo\u00eete de bijoux qui me fait m\u00eame penser \u00e0 un Raymond Carver qui se serait laiss\u00e9 aller \u00e0 \u00eatre plus bavard, plus descriptif, d&rsquo;un style moins \u00e9tique. Contrairement \u00e0 ce que l&rsquo;\u00e9diteur pr\u00e9tend ci-dessous, l&rsquo;humour est loin d&rsquo;\u00eatre omnipr\u00e9sent dans ces nouvelles qui mettent en sc\u00e8ne en majorit\u00e9 des hommes ayant un probl\u00e8me relationnel avec les femmes\u00a0 \u2014 mais c&rsquo;est profond et remarquable.<br \/>\n(Sinon, William : pourquoi quatre femmes inqui\u00e9tantes dans ces nouvelles fument-elles plus particuli\u00e8rement des cigarettes menthol\u00e9es ? Pourquoi un aviateur d\u00e9sagr\u00e9able d&rsquo;une des histoires suce-t-il des pastilles de menthe ? La cigarette menthol, la menthe&#8230; cela signifie ou traduit quoi, chez toi, mon Billy ? On nous fait une aversion ? Allez, confie-toi&#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;\u00e9diteur :<\/strong><em> Avec ce premier recueil de seize nouvelles qui sont autant de mini-romans, l&rsquo;auteur des <\/em>Nouvelles Confessions<em> fait une \u00e9tincelante d\u00e9monstration de la diversit\u00e9 de son talent d&rsquo;\u00e9criture et de la richesse de son imagination. Qu&rsquo;il mette en sc\u00e8ne les angoisse sexuelles d&rsquo;un coll\u00e9gien \u00e9cossais, les obsessions d&rsquo;un maniaque californien des piscines ou les vaccinations m\u00e9dico-philosophiques d&rsquo;un op\u00e9r\u00e9 du cerveau, Boyd navigue avec beaucoup d&rsquo;aisance d&rsquo;un continent et d&rsquo;un rivage \u00e0 l&rsquo;autre et souvent \u00e0 travers les r\u00e9gions glauques situ\u00e9es \u00e0 la fronti\u00e8re de la folie. Les lecteurs d&rsquo;<\/em>Un Anglais sous les tropiques<em> retrouveront aussi avec bonheur l&rsquo;in\u00e9narrable Morgan Leafy, dans deux autres aventures afro-frustrantes d&rsquo;un humour typiquement boydien. Un humour qui sait se faire tendre pour relater la vie et les amours de l&rsquo;\u00e9tudiant d&rsquo; \u00ab\u00a0Alpes-Maritimes,\u00a0\u00bb un jeune homme qu&rsquo;a visiblement bien connu&#8230; l&rsquo;auteur.<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>(*) La croix et la banni\u00e8re, Brazzaville Beach, Solo.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Photo du haut : l\u00e9zard, photographi\u00e9 \u00e0 mes pieds dans un restaurant sur la plage principale de Pointe Noire (R\u00e9publique du Congo) le 5 novembre 2017, \u00e0 14h27 \u2014 \u00e0 en croire les m\u00e9tadonn\u00e9es.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y avait quelques ann\u00e9es que je n&rsquo;avais pas lu de nouvelles (outre celles des participant-e-s \u00e0 mon atelier d&rsquo;\u00e9criture en ligne ; atelier que j&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs mis en pause depuis le printemps dernier) et ce livre m&rsquo;a r\u00e9ellement fait du bien. 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