{"id":5977,"date":"2025-08-26T15:00:15","date_gmt":"2025-08-26T13:00:15","guid":{"rendered":"https:\/\/francis-mizio.net\/?p=5977"},"modified":"2026-04-11T10:57:06","modified_gmt":"2026-04-11T08:57:06","slug":"metiers-inconnus-ajouteur-de-grain-de-sel-guerande","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/2025\/08\/26\/metiers-inconnus-ajouteur-de-grain-de-sel-guerande\/","title":{"rendered":"[M\u00e9tiers inconnus] Ajouteur de grain de sel (Gu\u00e9rande)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>[Chronique parue dans le d\u00e9funt (et regrett\u00e9) web magazine Terri(s)toires le 20 septembre 2013. Pour obtenir le recueil imprim\u00e9 auto\u00e9dit\u00e9 (14 m\u00e9tiers inconnus),<a href=\"mailto:francismizio@wanadoo.fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> \u00e9crivez-moi,<\/a> il m&rsquo;en reste une vingtaine (gratuit et d\u00e9dicac\u00e9 contre 5 \u20ac de frais d&rsquo;envoi).]<br \/>\n[Cette chronique a m\u00eame eu l&rsquo;honneur d&rsquo;\u00eatre cit\u00e9e \u00e0 sa parution \u00e0 la TV sur France 3 par <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pierre_Bonte_(journaliste)\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Pierre Bonte<\/a>, lors d&rsquo;un direct \u00e0 Gu\u00e9rande au journal de midi (rooolala la gloire \u00e9terneeeelle !)<br \/>\n<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>Ajouteur de grain de sel (Gu\u00e9rande)<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puisque l\u2019\u00e9t\u00e9 aura \u00e9t\u00e9 sans doute exceptionnel pour les paludiers de Gu\u00e9rande, c\u2019est l\u2019occasion de revenir sur un m\u00e9tier oubli\u00e9, aussi unique qu\u2019il fut tragique : celui d\u2019ajouteur de grain de sel, office exerc\u00e9 par Yvonou Guenn\u00e9guan (907 \u2013 949) dans la r\u00e9gion des salines de Gu\u00e9rande pendant leur am\u00e9nagement.<br \/>\nL\u2019\u00e9tonnante destin\u00e9e d\u2019Yvonnou Guenn\u00e9guan est li\u00e9e \u00e0 l\u2019histoire des marais salants de Gu\u00e9rande\u00a0: exploit\u00e9s depuis l\u2019\u00e2ge de fer, les marais vont r\u00e9ellement prendre de l\u2019expansion \u00e0 la suite d\u2019une d\u00e9cision du duc de Bretagne, Alain-Barbe Torte, en 945 : celui-ci c\u00e8de le territoire de Batz \u00e0 l\u2019abbaye de Land\u00e9vennec qui y fonde un prieur\u00e9 d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Saint-Gu\u00e9nol\u00e9.<br \/>\nLes moines se consacrent alors \u00e0 la culture et \u00e0 l\u2019exploitation des marais salants en \u00e9tudiant les mar\u00e9es, le vent et le soleil, et en tra\u00e7ant le plan des salines tel qu\u2019on le conna\u00eet encore aujourd\u2019hui. Ce faisant, ils relancent le commerce du sel et assurent comme chacun sait la prosp\u00e9rit\u00e9 de Gu\u00e9rande pour des si\u00e8cles (1).<br \/>\nToutefois, la mise en place de cette t\u00e2che pharaonique du point de vue de l\u2019am\u00e9nagement des \u00ab\u00a0baols\u00a0\u00bb (1) ne se fit pas sans heurts\u2026 relationnels. Si les marais \u00e9taient biens seigneuriaux, leur exploitation \u00e9tait alors r\u00e9gie selon les actes d\u2019affermage par un\u00a0principe d\u2019usage\u00a0transmissible en indivision depuis plusieurs g\u00e9n\u00e9rations (2).<br \/>\nQuelques m\u00e8tres carr\u00e9s de pr\u00e9s-sal\u00e9s ou de mare envahie par la salicorne pouvaient \u00eatre la \u00ab propri\u00e9t\u00e9 \u00bb d\u2019une dizaine de personnes. Les familles devaient s\u2019entendre pour exploiter collectivement des terrains de la taille d\u2019un foulard ; situation qui n\u2019allait pas sans cr\u00e9er des tensions familiales si un mouton, par exemple, empi\u00e9tait en broutant les pattes \u00e9cart\u00e9es sur quatre parcelles diff\u00e9rentes appartenant \u00e0 des cousins de germain.<br \/>\nLe proverbe breton\u00a0<em>\u00ab\u00a0Pour bien se conna\u00eetre, il faut manger sept sacs de sel ensemble\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0serait d\u2019ailleurs issu de l\u00e0\u00a0: le probl\u00e8me, h\u00e9las, \u00e9tait qu\u2019\u00e0 cause de la taille des terrains de chacun, personne ne r\u00e9coltait assez de sel pour en constituer un sac. Et jamais personne ne parvenait \u00e0 s\u2019entendre\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque les moines voulurent mener leur gigantesque travail de recensement et de regroupement du cadastre labyrinthique et kafka\u00efen des marais, ils se heurt\u00e8rent \u00e0 une opposition farouche et collective aiguis\u00e9e par les diff\u00e9rends n\u00e9s entre \u00e9leveurs de moutons, les fermiers, et ceux qui sentaient venir les gains probables issus de l\u2019exploitation future du sel. Les probl\u00e8mes s\u2019aiguisent jusqu\u2019\u00e0 culminer lors de l\u2019\u00e9t\u00e9 946 avec une invraisemblable bagarre entre les habitants de Kervalet, de Tr\u00e9gat\u00e9 et de Kermoisan, rest\u00e9e dans les m\u00e9moires sous le nom de\u00a0<em>holentachenn ar brezel\u00a0<\/em>(la bataille du sel), \u00e0 coup de las et de boutou\u00e9 (outil pour d\u00e9placer la vase).<br \/>\nCraignant qu\u2019elle ne s\u2019\u00e9tende jusqu\u2019au bourg de Roffiat, les moines cr\u00e9\u00e8rent alors le\u00a0<em>Ko-Pil<\/em>, une assembl\u00e9e d\u2019eccl\u00e9siastiques visant \u00e0 trouver une issue \u00e0 la crise. La d\u00e9cision de nommer une sorte de m\u00e9diateur est alors prise le 7 septembre 946. Le p\u00e8re sup\u00e9rieur proposa le nom d\u2019Yvonnou Gu\u00e9nn\u00e9gan et r\u00e9sume ainsi sa t\u00e2che\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Il mettra le grain de sel chez tous et entre tous\u00a0; il fera l\u2019union sal\u00e9e\u00a0\u00bb<\/em>.\u00a0La charge <em>\u00ab\u00a0d\u2019ajouteur de grain sel\u00a0\u00bb<\/em> est alors cr\u00e9\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N\u00e9 en 907 d\u2019un p\u00e8re marin et d\u2019une m\u00e8re denteli\u00e8re, Yvonou Gu\u00e9nn\u00e9guan a en effet le profil appropri\u00e9. Cette figure de Batz, d\u2019un physique disgracieux, est afflig\u00e9e d\u2019un go\u00eetre (sans doute \u00e0 cause d\u2019une hyperthyro\u00efdie provoqu\u00e9e par un surcro\u00eet d\u2019iode), et quoique repoussant, il est n\u00e9anmoins charitablement aim\u00e9 de tous. Yvonnou a une obsession\u00a0: le sel. Depuis sa plus tendre enfance,\u00a0 il ne parle que de cela, ne pense qu\u2019\u00e0 cela\u00a0: pour lui, le sel, c\u2019est la vie, c\u2019est <em>sa<\/em> vie.<br \/>\nPo\u00e8te <em>\u00ab\u00a0qui fesoit bayer\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0comme \u00e9crivit poliment le maire de Saint-Molf, Yvonnou a consacr\u00e9 l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 de ses \u00e9crits \u00e0 chanter les louanges du sel. Son ode la plus fameuse jamais termin\u00e9e, <em>\u00ab\u00a0Table sans sel, bouche sans salive\u00a0\u00bb<\/em>,\u00a0et compos\u00e9e de pas moins de 15 000 vers vise \u00e0 chanter la liste des aliments, des plats avec leur recette, et de tout ce qu\u2019on peut saler, ainsi que les variantes.<br \/>\nYvonnou vit de petites rapines, de menus travaux occasionnels et de la charit\u00e9, lorsque l\u2019\u00c9v\u00e9ch\u00e9 le contacte pour lui offrir sa charge coquettement dot\u00e9e. Sa vie mis\u00e9rable est soudain chamboul\u00e9e.<br \/>\nTransfigur\u00e9, dop\u00e9 par la reconnaissance tant attendue, v\u00eatu d\u2019un splendide\u00a0<em>kabig<\/em>\u00a0carmin en rappel \u00e0 la salicorne, et brod\u00e9 aux armes du duch\u00e9 accol\u00e9es \u00e0 une lousse \u00e0 ponter, une cesse, un r\u00e2teau \u00e0 limu et une boyette (4) <em>\u00ab\u00a0en fil d\u2019argent couleur du sel et d\u2019or du soleil bienfaiteur\u00a0\u00bb<\/em>, Yvonnou Gu\u00e9nn\u00e9gan entreprend une tourn\u00e9e des familles du territoire. Elle durera presque trois ans, de l\u2019automne 946 au printemps 949, avant de se terminer affreusement.<br \/>\nSa t\u00e2che est simple. Il s\u2019agit d\u2019aller porter la bonne parole selon une proc\u00e9dure tr\u00e8s rigoureuse, en deux parties\u00a0: d\u2019abord il explique les int\u00e9r\u00eats qu\u2019il y aura \u00e0 faire commerce du sel, et argumente pour que des r\u00e9conciliations et des accords \u00e0 l\u2019amiable se r\u00e9alisent, puis il chante ses 15 000 vers.<br \/>\nH\u00e9las, d\u00e8s les premi\u00e8res visites, la situation se complique pour l\u2019ajouteur de grain de sel. Accueilli au d\u00e9part avec bienveillance, sinon respect eu \u00e9gard \u00e0 sa charge officielle, par les familles soucieuses aussi de sortir des conflits n\u00e9s entre leurs membres, il est h\u00e9las vite pris en grippe. Ce qu\u2019Yvonnou Gu\u00e9nn\u00e9guan, tout investi de son r\u00f4le, ne voit pas, c\u2019est que sa pr\u00e9sence devient rapidement p\u00e9nible.<br \/>\nLe cur\u00e9 de Kercabellec raconte dans ses m\u00e9moires que lorsque Yvonnou d\u00e9barquait dans une famille nombreuse, cela tournait au cauchemar, puisqu\u2019il entreprenait de parler \u00e0 chacun des membres \u00ab\u00a0propri\u00e9taire\u00a0\u00bb d\u2019une micro-parcelle\u00a0:<em>\u00a0\u00ab\u00a0L\u2019homme restaist moult jours dans les maisons, braillant autant de fois sa po\u00e9sie du diable qu\u2019il y avoit de fr\u00e8res ou de s\u0153urs h\u00e9ritiers. Quiconque tombast dans ses griffes en avoist pour des heures avant d\u2019en finir. Le jeune P\u00e9ric Le Goff de Mesquer s\u2019est mesme enfui, car il \u00e9tait le dernier de douze et ne pouvoit plus entendre la satan\u00e9e chanson du sel et de la bouche qui salive d\u00e8s le tour du troisi\u00e8me de ses a\u00een\u00e9s\u00a0\u00bb.<\/em>\u00a0Certains paysans commencent \u00e0 se plaindre, refusant qu\u2019on <em>\u00ab\u00a0leur saloit la t\u00eate comme cochon pour l\u2019hiver\u00a0\u00bb.<\/em>\u00a0Les moines, r\u00e9unis en un nouveau\u00a0<em>Ko-Pil<\/em>,\u00a0d\u00e9cid\u00e8rent pourtant de laisser faire, ne voulant se d\u00e9juger.<br \/>\nDes incidents commenc\u00e8rent \u00e0 se d\u00e9clencher quelques semaines apr\u00e8s le d\u00e9but de la tourn\u00e9e\u00a0; la r\u00e9putation d\u2019Yvonnou le pr\u00e9c\u00e9dant. Un soir, en chemin, il est battu \u00e0 la nuit tomb\u00e9e par deux inconnus, et jet\u00e9 dans un \u0153illet\u00a0; incident qui lui inspire le po\u00e8me <em>\u00ab\u00a0Tremp\u00e9 de sel, j\u2019en a l\u2019esprit\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0de 2 000 vers qu\u2019il rajoute en une sorte de bonus et inflige aux familles suivantes, accabl\u00e9es.<br \/>\nIl se dit alors dans les chaumi\u00e8res que ceux du d\u00e9but en avaient moins \u00e0 supporter et les suivants soup\u00e7onnent (\u00e0 tort \u00e9videmment) les premiers d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 favoris\u00e9s pour des raisons suspectes d\u2019accords avec les moines\u2026 mais comme Yvonnou repasse chez les premiers pour leur faire \u00e9couter son bonus, ces accusations s\u2019\u00e9teignent t\u00f4t.<br \/>\nEt les ennuis reprennent\u00a0: pr\u00e8s d\u2019Asserac, on le jette \u00e0 la mer. Il s\u2019en sort, miraculeusement sauv\u00e9 par un p\u00eacheur intrigu\u00e9 de voir un <em>\u00ab\u00a0si gros poisson rouge\u00a0\u00bb<\/em>.\u00a0\u00c0 Theleac, une jeune m\u00e8re de famille allaitant ses quintupl\u00e9s, exc\u00e9d\u00e9e d\u2019avoir \u00e0 \u00e9couter six fois l\u2019ode et le bonus, tente de l\u2019assommer avec la batte d\u2019une baratte. Une famille de sept, \u00e0 Ker Gau, se retranche dans ses murs, refusant de le recevoir. Yvonnou r\u00e9cite derri\u00e8re la porte jusqu\u2019\u00e0 ce que des voisins rendus fous par ses vocif\u00e9rations rim\u00e9es viennent le chasser \u00e0 la fourche le quatri\u00e8me jour.<br \/>\nToujours plus affaibli et d\u00e9penaill\u00e9, boitillant, chass\u00e9, molest\u00e9, mais imperturbablement convaincu que sa charge est la chance de sa vie de po\u00e8te, Yvonnou continuera pourtant son pros\u00e9lytisme durant deux ans et demi de villages en hameaux, de fermes en maisons, avant d\u2019\u00eatre retrouv\u00e9 recouvert d\u2019une brouette de paludier, noy\u00e9 dans un trou d\u2019eau envas\u00e9 des marais du M\u00e8s, au lieu-dit le Malabri. Il avait 42 ans, mais en paraissait le double\u00a0: le sel, son ami, sa vie, son \u0153uvre, n\u2019avait m\u00eame pas su le conserver.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La charge d\u2019ajouteur de grain de sel ne sera jamais reprise. Les moines l\u2019avaient d\u00e9j\u00e0 oubli\u00e9e \u00e0 l\u2019hiver 946 car l\u2019ajouteur avait \u00e0 peine entam\u00e9 sa mission salo-\u00e9vang\u00e9lisatrice que tout s\u2019\u00e9tait peu \u00e0 peu r\u00e9solu. Le paradoxe est qu\u2019Yvonnou Gu\u00e9nn\u00e9guan avait r\u00e9ussi en effet sa t\u00e2che en unissant tous les habitants contre lui, d\u00e8s l\u2019automne 946. Les col\u00e8res intra ou inter familiales s\u2019\u00e9tant apais\u00e9es au pr\u00e9texte partag\u00e9 par tous qu\u2019ils <em>\u00ab avoisent connu moins de maux que les mots de l\u2019ajouteur \u00bb<\/em>. La r\u00e9unification, l\u2019am\u00e9nagement, puis l\u2019exploitation rationnelle des marais de Gu\u00e9rande \u00e9taient n\u00e9s.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-5910\" src=\"https:\/\/francis-mizio.net\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/200813-17h02Guerande-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/francis-mizio.net\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/200813-17h02Guerande-300x225.jpg 300w, https:\/\/francis-mizio.net\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/200813-17h02Guerande-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/francis-mizio.net\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/200813-17h02Guerande-768x576.jpg 768w, https:\/\/francis-mizio.net\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/200813-17h02Guerande-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/francis-mizio.net\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/200813-17h02Guerande.jpg 1600w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>(1) Baols (Wikip\u00e9dia)\u00a0: <em>\u00ab\u00a0grande \u00e9tendue plane, en bordure d\u2019estran ou dans des marais salants, recouverte aux hautes mers de vives eaux. Il s\u2019agit parfois du r\u00e9sultat d\u2019une construction (par exemple \u00e0 Sissable), mais en g\u00e9n\u00e9ral d\u2019une forme naturelle du paysage, apparent\u00e9e \u00e0 des pr\u00e9s-sal\u00e9s naturels, ou \u00e0 des marais maritimes. Les baols naturelles ont disparu en presqu\u2019\u00eele gu\u00e9randaise, transform\u00e9es en polders ou en marais salants.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em><br \/>\n(2) \u00c0 noter que certains historiens estiment \u00e0 ce propos que les espadrilles ne seraient pas d\u2019origine basque, mais issues du bourg de Batz (devenu Batz-sur-mer en 1931) alors que l\u2019\u00e9pouse d\u2019un certain Jouanic Le Qu\u00e9r\u00e9, cordonnier, a l\u2019id\u00e9e de recycler et revendre les chausses des religieux rong\u00e9es par le sel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(3) Le droit foncier corse s\u2019en inspira plus tard. Il est probable d\u2019ailleurs que l\u2019expression \u00ab<em>\u00a0les droits de succession sont sal\u00e9s\u00a0\u00bb<\/em> soit une r\u00e9surgence de son origine gu\u00e9randaise, ayant travers\u00e9 le territoire fran\u00e7ais et les si\u00e8cles.\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/actualite-france\/2010\/09\/29\/01016-20100929ARTFIG00492-successions-le-casse-tete-des-notaires-corses.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lefigaro.fr\/actualite-france\/2010\/09\/29\/01016-20100929ARTFIG00492-successions-le-casse-tete-des-notaires-corses.php<\/a><br \/>\n(4) D\u00e9tails sur les outils du paludier :\u00a0<a href=\"http:\/\/www.terredesel.fr\/index.php?id=190\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.terredesel.fr\/index.php?id=190<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[Chronique parue dans le d\u00e9funt (et regrett\u00e9) web magazine Terri(s)toires le 20 septembre 2013. Pour obtenir le recueil imprim\u00e9 auto\u00e9dit\u00e9 (14 m\u00e9tiers inconnus), \u00e9crivez-moi, il m&rsquo;en reste une vingtaine (gratuit et d\u00e9dicac\u00e9 contre 5 \u20ac de frais d&rsquo;envoi).] [Cette chronique a m\u00eame eu l&rsquo;honneur d&rsquo;\u00eatre cit\u00e9e \u00e0 sa parution \u00e0 la TV sur France 3<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5980,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[5,28],"tags":[],"fm_constellation":[141,143,140],"class_list":["post-5977","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-news","category-vieux-textes"],"acf":[],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/piaille.fr\/@francismizio\/115095193910317929","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5977","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5977"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5977\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6253,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5977\/revisions\/6253"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5980"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5977"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5977"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5977"},{"taxonomy":"fm_constellation","embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/fm_constellation?post=5977"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}