{"id":6394,"date":"2025-10-04T10:00:41","date_gmt":"2025-10-04T08:00:41","guid":{"rendered":"https:\/\/francis-mizio.net\/?p=6394"},"modified":"2026-04-11T10:57:06","modified_gmt":"2026-04-11T08:57:06","slug":"metiers-inconnus-lanceuse-de-mogettes-vendee-charente-maritime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/2025\/10\/04\/metiers-inconnus-lanceuse-de-mogettes-vendee-charente-maritime\/","title":{"rendered":"[M\u00e9tiers inconnus] Lanceuse de mogettes (Vend\u00e9e, Charente-Maritime)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>[Chronique parue dans le d\u00e9funt (et regrett\u00e9) web magazine Terri(s)toires le 24 octobre 2013. Pour obtenir le recueil imprim\u00e9 auto\u00e9dit\u00e9 (14 m\u00e9tiers inconnus),<a href=\"mailto:francismizio@wanadoo.fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> \u00e9crivez-moi,<\/a> il m&rsquo;en reste une vingtaine (gratuit et d\u00e9dicac\u00e9 contre 5 \u20ac de frais d&rsquo;envoi).]<br \/>\n<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Lanceuse de mogettes (Vend\u00e9e, Charente-Maritime)<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab Mieux vaut un pet qui r\u00e9sonne, que sournoisement empoisonne ! \u00bb<\/em> : ce proverbe vend\u00e9en, indiscutablement li\u00e9 aux effets de la mogette, ce haricot blanc et sec local, traduit son importance dans la culture dite des \u00ab ventres-\u00e0-choux (1) \u00bb. Mais saviez-vous qu\u2019il y a deux si\u00e8cles, l\u2019\u00e9tonnant emploi de \u00ab lanceuse de mogettes \u00bb fit l\u2019attraction, et fut sans doute le pr\u00e9curseur du \u00ab marketing \u00e9v\u00e9nementiel \u00bb ?<br \/>\nL\u2019histoire \u00e9tonnante, mais h\u00e9las oubli\u00e9e, des lanceuses de mogettes est celle d\u2019une fiert\u00e9 r\u00e9gionale retrouv\u00e9e durant quelques semaines. Restituons : la Vend\u00e9e, qui connut des massacres abominables durant trois guerres civiles (de 1793 \u00e0 1800) et d\u2019ultimes insurrections royalistes en 1815 et 1832 (2), est une r\u00e9gion encore exsangue et traumatis\u00e9e en 1867 lorsque l\u2019administration des postes change le nom de Pont-L\u2019Abb\u00e9 en Pont-L\u2019Abb\u00e9-d\u2019Arnoult (Charente-Maritime). Ses presque 1 500 habitants d\u2019alors, voyant accorder le statut de ville \u00e0 ce qui n\u2019\u00e9tait qu\u2019un bourg, re\u00e7oivent la nouvelle avec joie (3).<br \/>\nL\u2019industrie, la mogette et l\u2019art<br \/>\nSon maire, Guillaume-Alban Maigrine, est le descendant de Vend\u00e9ens ayant surv\u00e9cu aux massacres, et venus se r\u00e9fugier en Pays de Saintonges, dans le d\u00e9partement dit alors de Charente Inf\u00e9rieure depuis 1790. C\u2019est un journaliste trentenaire dont la plume fameuse enflamme les colonnes du\u00a0<em>Saintongeais Teigneux<\/em>,\u00a0une gazette aux id\u00e9es r\u00e9solument chouannes. L\u2019homme n\u2019a pas dig\u00e9r\u00e9 les massacres de sa famille et, quoique charentais, se voit toujours vend\u00e9en. Il se passionne pour toutes id\u00e9es et initiatives qui permettraient <em>\u00ab\u00a0de redonner une fiert\u00e9 \u00e0 tout un peuple jadis assassin\u00e9 par les Bleus\u00a0\u00bb.<\/em><br \/>\nLa nouvelle d\u00e9nomination de la ville, bien qu\u2019anecdotique et administrative, lui donne une envie f\u00e9roce de faire parler avec \u00e9clat de ses administr\u00e9s. Il se lance alors dans un projet fou\u00a0: construire un pavillon pour Pont-l\u2019Abb\u00e9-d\u2019Arnoult au sein de l\u2019Exposition universelle d\u2019art et d\u2019industrie de 1867. Pour lui, la ville a sa place aupr\u00e8s des plus grandes attractions au titre qu\u2019elle se proclame\u00a0<em>\u00ab\u00a0la capitale universelle de la mogette, qu\u2019on appelle chez nous rognon de Pont-l\u2019Abb\u00e9-d\u2019Arnoult. Et que celle-ci m\u00e9rite de d\u00e9ferler sur le monde, pour nourrir de ses bienfaits les mis\u00e9reux et les m\u00e9ritants. L\u2019art et l\u2019industrie, certes\u00a0! Mais n\u2019oublions pas la mogette au lard\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0Dans l\u2019esprit de Maigrine, la mogette de Pont-l\u2019Abb\u00e9-d\u2019Arnoult est davantage vend\u00e9enne et revancharde que charentaise et d\u2019arri\u00e8re-garde.<br \/>\nSe d\u00e9menant comme un diable, faisant jouer ses r\u00e9seaux et relations, Maigrine parvient \u00e0 obtenir l\u2019autorisation de b\u00e2tir &#8211; en partie sur ses propres deniers -, entre le pavillon du Siam et celui du Portugal, un b\u00e2timent semblable \u00e0 l\u2019\u00e9glise de Pont-l\u2019Abb\u00e9-d\u2019Arnoult, aux clochers orn\u00e9s de tiges de haricots g\u00e9ants. L\u2019ouvrage entour\u00e9 d\u2019un pavement assez tra\u00eetre simulant des mogettes est d\u2019un <em>\u00ab\u00a0go\u00fbt aussi farineux que le rognon vend\u00e9en et d\u2019un stuc aussi blanc que la foi, l\u2019innocence et les\u00a0f\u00e8ves\u00a0de ce maire improbable\u00a0\u00bb<\/em>, comme se moquera le Nantais Jules Verne, venu \u00e0 l\u2019exposition admirer l\u2019aquarium g\u00e9ant qui lui inspirera les hublots du Nautilus. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur du pavillon, Maigrine fait poser des panneaux vantant les bienfaits de la mogette, qu\u2019elle soit de Vend\u00e9e comme de Charente, et les fa\u00e7ons de l\u2019accommoder, et pose sur des feux trois barriques de fer emplies de haricots au lard \u00e0 fin de d\u00e9gustations gratuites.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La mogette sur le grill<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">H\u00e9las, les deux premiers mois d\u2019exposition s\u2019av\u00e8rent tr\u00e8s d\u00e9cevants, et le public, pourtant fourni (on comptera dix millions d\u2019entr\u00e9es payantes en huit mois), boude s\u00e9rieusement le pavillon de Pont-L\u2019abb\u00e9-d\u2019Arnoult perdu parmi pas moins de 50 226 autres exposants. \u00c0 la mi-juin, Maigrine note que\u00a0<em>\u00ab\u00a0les visites bondissent. Nous avons doubl\u00e9 notre fr\u00e9quentation en une journ\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/em> Il s\u2019agira en v\u00e9rit\u00e9 de la venue de cinq producteurs de haricots blancs nains de Remiremont (Jura), inquiets de l\u2019initiative. Les cinq autres visiteurs pr\u00e9c\u00e9dents, d\u2019avril \u00e0 mai, n\u2019avaient \u00e9t\u00e9 que trois personnes peu int\u00e9ress\u00e9es, un \u00e9tudiant en m\u00e9decine qui d\u00e9sirait acheter le r\u00e9cipient homonyme servant \u00e0 recueillir les instruments chirurgicaux, et un fl\u00fbtiste alcoolique voulant d\u00e9poser des prospectus vantant ses cours de flageolet \u00e0 domicile.<br \/>\nMaigrine, fin juillet, n\u2019en peut plus\u00a0: son pavillon reste inaper\u00e7u. Les mogettes au lard, \u00e0 force d\u2019\u00eatre r\u00e9chauff\u00e9es par les trois h\u00f4tesses du pavillon, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019\u00eatre d\u00e9gust\u00e9es, r\u00e9pandent une odeur qui indispose les passants et suscite de l\u2019agacement chez les voisins. De plus, Maigrine sent qu\u2019il va se ridiculiser sans avoir pu faire conna\u00eetre sa ville ni obtenir des commandes pour ses producteurs. Et quant \u00e0 redorer l\u2019image tant vend\u00e9enne que pontilabienne, c\u2019est plus que rat\u00e9. Le public n\u2019ayant d\u2019 yeux que pour le parc \u00e9gyptien de Mariette, la statue monumentale de Carpeaux ou les nouveaut\u00e9s tels l\u2019aluminium, le scaphandre ou la galvanoplastie. Maigrine comprend qu\u2019il va lui falloir faire\u00a0<em>\u00ab\u00a0spectaculaire\u00a0\u00bb.<\/em>\u00a0Il note le 3 ao\u00fbt dans son journal\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0En voyant passer l\u2019\u00e9mir Abd El Kader, je songeais aux d\u00e9lices d\u2019Afrique du Nord et aux danseuses du ventre. C\u2019est ainsi que m\u2019est venue l\u2019id\u00e9e des lanceuses de mogettes\u00a0\u00bb.<br \/>\n<\/em><br \/>\n<strong>Un succ\u00e8s p\u00e9taradant<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maigrine recrute en h\u00e2te une troupe de vingt jeunes femmes issues de Pont l\u2019Abb\u00e9 d\u2019Arnoult et de Vend\u00e9e. V\u00eatues de voiles l\u00e9gers et suggestifs, en sandales et le cheveu sous \u00ab\u00a0la \u00a0dormeuse\u00a0\u00bb, cette coiffe de dentelles de Montaigu, les lanceuses de mogettes, plut\u00f4t girondes et accompagn\u00e9es par de jeunes Vend\u00e9ens porteurs de sacs de graines, sillonnent les avenues de l\u2019Exposition universelle, arrosant les passants de poign\u00e9es de haricots secs, chantant \u00e0 tue-t\u00eate et\u00a0a capella <em>\u00ab\u00a0La mogette est bianche\u2028\u00a0; J\u2019avans dans l\u2019gueurner\u2028\u00a0; Do pain su la pianche\u00a0; Do lard dans l\u2019charner\u00a0; Nous l\u00e9s vend\u00e9ens\u00a0; Mangeons comme dos rois\u00a0;\u2028 J\u2019avans do bon pain\u2028\u00a0; Do burre dans nous pois\u00a0; Un bon coup d\u2019fourchette\u00a0; Avec la mogette\u00a0\u00bb.<br \/>\n<\/em><br \/>\nL\u2019animation divise les esprits et devient du coup une des plus connues de l\u2019Exposition. En effet, elle fait soit attraction gr\u00e2ce aux tenues accortes des jeunes femmes braillant leur air ent\u00eatant, soit choque les prudes, soit amuse les repr\u00e9sentants de Colonies qui y voient\u00a0<em>\u00ab\u00a0un hommage aux danses n\u00e8gres \u00e0 coup d\u2019\u00a0haricots blancs\u00a0\u00bb<\/em>.\u00a0Maigrine exulte\u00a0: <em>\u00ab\u00a0qu\u2019on en parle en bien ou en mal, mais qu\u2019on en parle\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em>,\u00a0se r\u00e9jouit-il. <em>\u00ab\u00a0Dans mon patois, on appelle cela un bion coup d\u2019bouzz\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/em>\u00a0Le pavillon de Pont-L\u2019abb\u00e9-d\u2019Arnoult devient l\u2019un des plus fr\u00e9quent\u00e9s. Deux tonnes de mogettes sont achemin\u00e9es en urgence \u00e0 Paris pour mitrailler les passants et satisfaire aux demandes de d\u00e9gustation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La mogette sent le gaz<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le succ\u00e8s ne se d\u00e9ment pas jusqu\u2019aux premi\u00e8res pluies de mi-septembre qui m\u00e8nent l\u2019initiative \u00e0 la catastrophe. \u00c0 cause du rafra\u00eechissement, les deux tiers des lanceuses de mogettes, peu v\u00eatues, tombent malades. Les derni\u00e8res, plus r\u00e9sistantes, sont molest\u00e9es par un groupe de femmes se r\u00e9clamant d\u2019une ligue de vertu, scandalis\u00e9es <em>\u00ab\u00a0par l\u2019effet sur l\u2019honn\u00eate homme que produit le voile mouill\u00e9 sur ces poitrines paysannes\u00a0\u00bb<\/em>.\u00a0Pis\u00a0: les mogettes qui jonchaient par millions les all\u00e9es de l\u2019Exposition ramollissent sous l\u2019effet de l\u2019eau et on compte quelques accidents f\u00e2cheux chez des visiteurs.\u00a0<em>Le Petit Journal\u00a0<\/em>ironise\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0On se casse les reins sur les rognons\u00a0\u00bb<\/em>. L\u2019opinion se retourne contre Maigrine qui se voit somm\u00e9 de d\u00e9camper par un des deux commissaires d\u2019exposition, le prince Napol\u00e9on-J\u00e9r\u00f4me Bonaparte lui-m\u00eame, qui lui ass\u00e8ne\u00a0:<em> \u00ab\u00a0Monsieur, vos haricots chouans font chou blanc\u00a0\u00bb.<\/em><br \/>\nGuillaume-Alban Maigrine rentre pr\u00e9matur\u00e9ment en octobre 1867 \u00e0 Pont-L\u2019Abb\u00e9-d\u2019Arnoult avec d\u2019insuffisantes commandes pour les producteurs. Vex\u00e9, quasi-ruin\u00e9 par les frais de d\u00e9molition de son pavillon que l\u2019administration lui impose, mal vu par ses concitoyens d\u00e9pit\u00e9s de retrouver leurs femmes ou leurs filles <em>\u00ab\u00a0poitrinaires\u00a0\u00bb<\/em>. Il n\u2019\u00e9voquera plus jamais sa m\u00e9saventure, se perdant d\u00e9finitivement par la suite dans le <em>Saintongeais Teigneux<\/em> en des harangues religieuses ou royalistes tr\u00e8s aigries. Enfin, ultime et cruelle ironie de l\u2019histoire, trente ans plus tard, Maigrine a l\u2019amertume d\u2019apprendre que si ses lanceuses de mogettes ont influenc\u00e9 Oscar Roty pour sa Semeuse apparaissant pour la premi\u00e8re fois sur la pi\u00e8ce de cinquante centimes (1897), le sculpteur l\u2019a coiff\u00e9e&#8230; d\u2019un bonnet phrygien.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">1 &#8211; Le choux est aussi producteur de m\u00e9thane, mais rien \u00e0 voir ici. Sur l\u2019origine de l\u2019expression \u00ab ventre \u00e0 choux \u00bb.<br \/>\n2 &#8211; De 150 000 \u00e0 600 000 morts selon les multiples historiens \u00ab bleus \u00bb ou \u00ab blancs \u00bb qui ont tent\u00e9 d\u2019\u00e9valuer les massacres caus\u00e9s par la R\u00e9publique.<br \/>\n3 &#8211; Le nom est officiellement valid\u00e9 le 7 mars 1962.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[Chronique parue dans le d\u00e9funt (et regrett\u00e9) web magazine Terri(s)toires le 24 octobre 2013. Pour obtenir le recueil imprim\u00e9 auto\u00e9dit\u00e9 (14 m\u00e9tiers inconnus), \u00e9crivez-moi, il m&rsquo;en reste une vingtaine (gratuit et d\u00e9dicac\u00e9 contre 5 \u20ac de frais d&rsquo;envoi).] Lanceuse de mogettes (Vend\u00e9e, Charente-Maritime) \u00ab Mieux vaut un pet qui r\u00e9sonne, que sournoisement empoisonne ! \u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6399,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[5,28],"tags":[],"fm_constellation":[141,143,140],"class_list":["post-6394","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-news","category-vieux-textes"],"acf":[],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/piaille.fr\/@francismizio\/115314844312108769","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6394","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6394"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6394\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19713,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6394\/revisions\/19713"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6399"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6394"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6394"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6394"},{"taxonomy":"fm_constellation","embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-mizio.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/fm_constellation?post=6394"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}