[Reco Livres] « Un agitateur dans la ville », de Jean Pézennec : un régal de satire, d’ironie, d’intelligence…

L’auteur nantais Jean Pézennec, à l’œuvre comique et satirique abondante, sous son propre nom ou sous pseudo de Jean Legay, vient de publier chez la maison d’édition La Mouette de Minerve un nouveau recueil de 17 nouvelles « Un agitateur dans la ville » qui est un absolu régal humoristique servi par une plume élégante et riche. C’est un ouvrage aussi réjouissant, qu’intelligent et… incontournable, car les auteurs français de talent qui œuvrent sur la satire exigeante, ne sont pas légion — loin s’en faut.
La 4e de couverture (250 p. 16,50€ — à commander en librairie) :


Réflexion faite, plutôt que d’écrire une critique ici, j’ai tout simplement décidé de vous copier-coller le message que j’ai adressé il y a quelques minutes ce 25 mai à Jean Pézennec qui m’avait fait l’honneur et le plaisir de m’envoyer ce livre à sa parution il y a deux semaines… Je vous aurais vanté les mêmes mérites que ce que je lui souligne…
(On se connaît, on n’habite pas très loin l’un de l’autre et on s’est croisé jadis dans des soirées littéraires nantaises).

Bonjour Jean,
J’espère que tu vas bien. J’ai pu enfin prendre une matinée complète pour savourer d’un trait ton recueil et je dois te dire que tu as eu une belle idée que de composer ce recueil, absolument remarquable. C’est un bonheur d’ironie, de satire, d’intelligence.
On y voit tes tropismes (entre autres les impostures et vanités de l’art et la dénaturation des mots), j’y devinerai (mais peut-être que je me trompe) même ce qui a peut-être pu déclencher tes idées aussi originales (sans doute ces formules que tu aimes à répéter chacune dans son texte propre, et qui ont un effet superbe de running gag dévastateur, en sus avec une remarquable économie d’énergie : « au croisement des langages et des concepts », « collectif informel », « représentation aseptisée du monde », « forces créatrices locales », j’en passe… Le procédé est tout simplement aussi génial que jubilatoire.) Et puis des archétypes qui réapparaissent comme l’artiste Michel Legris, sa souris morte et sa rose desséchée, ou Bernadette Benoît avec son livre jeunesse Cédric enfant gai (le lapin Crevard m’a fait éclater de rire). Bref, je me suis régalé et suis épaté. C’est un livre dont les textes ne prennent pas de rides, et qui mériterait une large audience, à n’en point douter — et l’édition est soignée.
Ses thèmes, tes effets comiques, absurdes, satiriques chargés de références culturelles, l’application de principes, expressions, etc. au pied de la lettre (qui font que tu transformes des concepts en des histoires et démonstrations tout de même inattendues et incomparables) et qui font appel à l’intelligence de lecteur m’ont fait penser à un auteur de BD que je place très haut (en fait, pour moi ce type est même un génie), je ne sais pas si tu connais, c’est Daniel Goossens https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Goossens Je trouve que vous avez bien des similitudes chacun dans votre domaine d’expression. Et lui aussi est une variété de matheux.  Bref, merci encore de me l’avoir envoyé. J’espère qu’il va trouver son lectorat. Je vais en faire la publicité autant que je puisse.
Amitiés,
Francis

> Article sur ce recueil et son auteur dans Ouest-France du 12 mai 2026 

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