
La recette de la dinde au whisky : qui l’a écrite ?
[Rubrique : « Questions que je me pose »] Je sais : La recette de la dinde au whisky est une incroyable vieillerie (que tout le monde connait ?), mais je suis retombé sur ce texte par hasard et je me suis demandé qui avait bien pu écrire cela à l’heure où on nous serine avec les dindes de Thanksgiving et des repas de Noël qu’il faut déjà pensder à préparer. À l’ère des IA qui ont scrappé le web en tout sens, aurais-je enfin une réponse ? Voici ce que m’a dit l’IA Perplexity :
L’origine précise de la « recette de la dinde au whisky », fameuse farce textuelle qui circule depuis des années sur internet et dans les boîtes mail, demeure incertaine et aucune paternité absolument reconnue ne lui a été attribuée à ce jour. Ce texte est considéré comme un mème, il s’est diffusé anonymement, et nombre de sites et forums le relaient sans jamais identifier d’auteur unique ou initial.
Multiplicité des attributions
Certains attribuent cette plaisanterie populaire à des humoristes tels que Michel Leeb, qui l’a reprise sur scène et dans des vidéos diffusées sur des chaînes comme YouTube, mais il n’en est pas l’auteur original. D’autres forums ou blogs évoquent la création collective ou revisitée, citant par exemple des utilisatrices comme “lili et Jeanne” sur un forum culinaire, ce qui rappelle la circulation virale et l’appropriation par différentes communautés d’internautes.
Circulation et anonymat
La recette s’est d’abord répandue par e-mail et sur des forums dès la fin des années 1990, parfois dans les éditions locales de bulletins humoristiques, mais là encore aucune source écrite ou datée ne permet de trancher la question de l’auteur. On retrouve des mentions dans de joyeux journaux municipaux ou des publications associatives qui revendiquent surtout la malice du procédé — glisser la recette parmi d’autres, sans signaler la supercherie, pour le plaisir de surprendre les lecteurs.
Statut de mème et explications littéraires
Ce texte relève, à la manière des contes urbains modernes et des créations collectives sur internet, d’un folklore humoristique du web francophone. Sa construction typographique (fausses erreurs de frappe croissantes à mesure que la recette implique l’absorption de whisky), son principe de parodie, en font une ressource avec un fort potentiel littéraire et narratif, typique des textes migrateurs : chacun s’en empare, l’adapte ou le modifie, et l’origine se dissout dans la communauté qui la propage.
Synthèse et position
Aucune preuve formelle d’une signature indivisible. La dinde au whisky appartient ainsi aux anonymes multiformes de l’humour populaire, et si certains humoristes s’en réclament ou la jouent à leur manière, ils ne sont que les interprètes éphémères d’un texte collectif. Pour la littérature orale et la culture internet, elle illustre à merveille les œuvres orphelines, devenues patrimoine comique partagé, traversant supports et générations.
Si la parenté du texte se précisait un jour, ce serait sans doute par l’exhumation d’un vieux recueil cabaret ou la découverte d’une publication oubliée. Pour l’instant, la recette de la dinde au whisky ne se déguste qu’avec l’anonymat en bandoulière, à la fois plat de fête et mirage de l’écriture commune.
RECETTE DE LA DINDE AU WHISKY
- Acheter une dinde d’environ 5 kg pour 6 personnes et une bouteille de whisky, du sel, du poivre, de l’huile d’olive, des bardes de lard.
- La barder de lard, la ficeler, la saler, la poivrer et ajouter un filet d’huile d’olive.
- Faire préchauffer le four (thermostat 7) pendant dix minutes.
- Se verser un verre de whisky pendant ce temps-là.
- Mettre la dinde au four dans un plat à cuisson.
- Se verser ensuite 2 verres de whisky et les boire.
- Mettre le therpostat à 8 après 20 binutes pour la saisir.
- Se bercer 3 berres de whisky.
- Apres une debi-beurre, fourrer l’ouvrir et surveiller la buisson de la pinde.
- Brendre la vouteille de biscuit et s’enfiler une bonne rasade derrière la bravate – non – la cravate.
- Apres une demi-heure de blus, tituber jusqu’au bour. Oubrir la putain de borte du bour et reburner – non – revourner – non – recourner – non – enfin, mettre la guinde dans l’autre sens.
- Se prûler la main avec la putain de borte du bour en la refermant – bordel de merde.
- Essayer de s’asseoir sur une putain de chaise et se reverdir 5 ou 6 whisky de verres ou le gontraire, je sais blus.
- Buire – non – luire – non – cuire – non – ah ben si – cuire la bringue bandant 4 heures.
- Et hop, 5 berres de plus. Ça fait du bien par oû que ça passe.
- R’tirer le four de la dinde.
- Se rebercer une bonne goulée de whisky.
- Essayer de sortir le bour de la saloperie de pinde de nouveau parce que ça a raté la bremière fois.
- Rabasser la dinde qui est tombée bar terre. L’ettuyer avec une saleté de chiffon et la foutre sur un blat, ou sur un clat, ou sur une assiette. Enfin, on s’en fout…
- Se péter la gueule à cause du gras sur le barrelage, ou le carrelage, de la buisine et essayer de se relever.
- Décider que l’on est aussi bien par terre et binir la mouteille de rhisky.
- Ramper jusqu’au lit, dorbir toute la nuit.
- Manger la dinde froide avec une bonne mayonnaise, le lendemain matin et nettoyer le bordel que tu as mis dans la cuisine la veille, pendant le reste de la journée.