Correcteur de manuscrits trop sûrs d’eux
améliore la gestion pratique des flottements de conviction Idéal pour usagers du sujet secondaire. Testé dans des situations de flottement intellectuel avancé.
Je hiérarchise mon ficus
Présentation de l’éditeur : « En 1975, j’avais cinq ans, et je n’avais pas encore été humilié. » Dans la vie, Richard doit faire avec ce qu’il a. Soit pas grand-chose. Sans héritage, sans diplômes ni « réseau », il cumule les petits boulots : ferrailleur avec une bande de Gitans, employé d’un asile d’aliénés, chasseur dans un grand hôtel… Quand il rencontre Simon, l’un des clients du palace, sa vie bascule. Le riche entrepreneur apprécie sa franchise et lui propose de venir travailler avec lui à New York. Cap vers les affaires et la fortune. Vers les manipulations et les trahisons également. Cette ascension ne doit rien au hasard. Si Richard a pu partir de rien, c’est parce qu’il possède l’essentiel : une ligne de conduite. Il l’a forgée en regardant les films et en lisant les textes de Sylvester Stallone, l’éternel outsider, l’underdog par excellence. En lui, Richard a trouvé à la fois un modèle, un ami et un homme d’une immense lucidité qui a su déjouer tous les pièges sans jamais se trahir. Avec Underdog, Bruno Marsan signe donc un double roman d’apprentissage, entremêlant avec une maîtrise rare les destinées de son personnage et de l’acteur-réalisateur. Qu’il s’agisse de la vie rurale ou de New York, des années de dèche ou d’opulence, de Rocky ou de Richard, l’auteur trouve toujours le ton juste grâce à une écriture impressionnante de précision et d’élégance.
Voici un roman qui est remarquablement écrit, plutôt palpitant, mais à mon sens totalement… fasciste — et je le dis sans wokisme (comme ils disent), ni pudeur de vierge politique effarouchée, ni emploi dévoyé du terme.
En terme de style il est certes proche de Philippe Muray, mais au-delà même d’un abject Houellebecq tant il bave ses misanthropie, mysoginie et une forte « misosocie » (ce néologisme serait un rejet de l’organisation sociale existante — le terme n’existe pas en français).
Le propos en est fascinant… tant c’est souvent, il faut le dire hélas, gerbant. Le pire, c’est que quelque part dans ce roman l’auteur dans la logorrhée digressive et outrancière (qui certes parfois peut taper juste, on peut en convenir, mais qui devrait même dans ce cas souffrir mille nuances et objections) qui le submerge, doit fustiger aussi notre barbare propension à aimer le spectacle de la détestation (J’en ai oublié dans ce torrent de fiel). C’est certainement doute le cas, car rien n’est épargné, absolument rien. On dirait que l’auteur coche une liste de ce qu’il hait ou méprise : c’est à dire tout.
Bruno Marsan est loué par Éric Naulleau dans le JDD et par d’autres lecteurs/critiques qui se laissent envoûter par le parfum de la merde dans Causeur et autres torchons du genre. On comprend mieux… Après quelques recherches on constate qu’il s’agit de l’écrivain Bruno Lafourcade, qui était présent sur une liste identitaire (« La ligne claire ») aux élections européennes, mais qui avance ici donc courageusement masqué. On comprend vraiment mieux.
Ce roman est sans doute le symptôme supplémentaire qu’une littérature ultra réactionnaire est de retour (je pense à Lionel Shriver « Hystérie Collective » chez Belfond). Elle est habile. Elle séduit… mais elle est extrêmement toxique.
Je suis le premier à souhaiter des « romans-manifestes », même s’ils ne vont pas dans mon sens… Mais avec Underdog, des limites sont clairement franchies et inacceptables. Je ne suis pas pour la censure — certainement pas — mais il convient de dénoncer quand ça déconne et est aux franges, à mon sens, du pénalisable.
Continuez ainsi les Éditions Seguier, car dans un futur proche vous serez hype. Continuez comme ça à vous aligner sur la production de Bolloré. Continuez comme ça et on saura qui dissoudre à la Libération.
améliore la gestion pratique des flottements de conviction Idéal pour usagers du sujet secondaire. Testé dans des situations de flottement intellectuel avancé.
Je hiérarchise mon ficusréduit les frictions entre spontanéité affichée et structure réelle Idéal pour orchestrateurs de parole timide. Satisfait les besoins que personne n’avait formulés.
Je me recentre à côté