[Où étais-je le… ?] 24 janvier 2005, sur la plage du Diamant en Martinique, près d’un monument bouleversant

[Explications de ce projet mémoriel et nettoyeur numérique en bas]

Le 24 janvier 2005 à 12h36, il y a 21 ans, j’étais sur la plage de la grande anse (3km.) du Diamant en Martinique, non loin d’un monument bouleversant, dégageant une forme de puissance minérale et immémoriale, en souvenir du naufrage d’un bateau négrier. Il s’agit de Cap 110, dans l’anse Caffard, de l’artiste Laurent Valère. Et cette mémoire, proche du lieu hédoniste de la plage, est terrible :
Wikipédia : Dans la nuit du 8 au 9 avril 1830, un bateau de traite clandestine transportant un nombre inconnu de captifs africains s’est échoué sur les rochers de l’Anse Caffard, au nord de la ville du Diamant, avant d’être totalement détruit. M. Dizac, géreur de l’Habitation La Tournelle, qui reçut la nouvelle vers 23 heures, arrive à sauver quatre-vingt-six captifs (dont vingt-six hommes et soixante femmes, grâce au travail des esclaves de son atelier. Le lendemain du naufrage, en plus de nombreux débris, quarante-six cadavres ont été retrouvés sur la côte, dont quarante-deux Noirs et quatre Blancs. Comme aucun homme blanc de l’équipage survécut, et qu’aucun document précisant le nom du bateau n’a été trouvé sur eux, l’identité du bâtiment reste inconnue à ce jour. Le rapport du directeur de l’Intérieur du 16 avril 1830 indique que les corps des marins négriers furent enterrés au cimetière, ceux des captifs du bateau « à quelque distance du rivage ».
Ce fait divers tragique a pris une dimension historique et symbolique importante pour la ville du Diamant. Il s’agit du dernier naufrage de navire négrier de l’histoire de la Martinique. C’est la raison pour laquelle cette communauté, en 1998, a confié à Laurent Valère l’édification d’un mémorial sur le site présumé du naufrage, c’est-à-dire à l’Anse Caffard, au pied du Morne Larcher, face à la mer des Caraïbes.

 

 

 

 

 


Afin de nettoyer les 14 529 photos et 334 vidéos (à la date du 1er mai 2025 lors de laquelle je décide de m’astreindre à ce projet) accumulées depuis 2001 (date de mes premières photos numériques), je passe en revue chaque jour la date du jour : c’est-à-dire que par exemple en tapant (2 mai) dans le moteur de recherche de mon logiciel de stockage de photographies, apparaissent tous les 2 mai lors desquels j’ai pris des photographies. Je peux donc virer les images inutiles (personnes et lieux totalement oubliés, oubliables ou à franchement oublier ou non identifiables, photographies sans un quelconque intérêt…), nettoyer ainsi ma photothèque (et soulager de façon infinitésimale mon bilan carbone) en m’entraînant à un exercice de mémoire.
Je publie les photographies ici à la minute près (donnée accessible dans les métadatas des images), comme un voyage instantané au travers du temps.


Index des « Où-étais-je ? » parus pour l’instant :